cancan

1. cancan [ kɑ̃kɑ̃ ] n. m.
• 1821; « grand bruit à propos de qqch. » v. 1640; quanquan de collège 1554; lat. quanquam « quoique », avec l'anc. prononc.
Bavardage calomnieux, bruit empreint de médisance, de malveillance. commérage, 2. ragot. Dire, colporter des cancans sur qqn. cancan 2. cancan [ kɑ̃kɑ̃ ] n. m.
• 1821; du nom enfantin du canard (1808)
Quadrille populaire excentrique et tapageur. Le cancan de Montmartre. french cancan.

cancan nom masculin (onomatopée) Cri du canard. ● cancan nom masculin (latin quamquam, quoique, mot par lequel commençaient souvent les harangues universitaires) Bavardage malveillant (surtout pluriel) : Faire courir des cancans.cancan nom masculin (de canard) Danse, souvent improvisée, associant gesticulations et levés de jambe, très en vogue vers 1830 dans les bals publics (Moulin-Rouge, etc.) et dont la création a été attribuée au danseur Chicard. (Devenu danse de girls, le cancan, dit aussi french cancan, a fait la réputation du bal Tabarin.) ● cancan (synonymes) nom masculin (latin quamquam, quoique, mot par lequel commençaient souvent les harangues universitaires) Bavardage malveillant (surtout pluriel)
Synonymes :
- commérage
- médisance
- potin (familier)
- racontar (familier)
- ragot (familier)
cancan (synonymes) nom masculin (de canard) Danse, souvent improvisée, associant gesticulations et levés de jambe, très...
Synonymes :

cancan
n. m. (Souvent au Plur.) Fam. Bavardage malveillant. Syn. potin, ragot, commérage.
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cancan
n. m. French cancan ou cancan: quadrille acrobatique dansé par des "girls", au music-hall.

I.
⇒CANCAN1, subst. masc.
Familier
A.— Grand bruit fait autour d'une chose qui n'en vaut pas la peine. Faire un cancan, un grand cancan de quelque chose (Ac. 1835-78).
B.— P. ext. et souvent au plur. Propos malveillants, bavardages médisants qu'on répand en société. Faire des cancans (Ac. 1835-1932, BESCH. 1845, Lar. 19e); aimer les cancans; ce ne sont que des cancans. Synon. potin. Les cancans du quartier (BALZAC, Splendeurs et misères des courtisanes, 1847, p. 133); je ne sais à quel cancan de petite ville il avait ouvert l'oreille (G. SAND, Histoire de ma vie, t. 3, 1855, p. 326) :
1. ... je connais trop la clique que ta mère reçoit, pour m'arrêter à ce qui sort du fameux salon vert. Toujours des cancans, des menteries, des histoires bonnes à faire battre les montagnes.
ZOLA, La Conquête de Plassans, 1874, p. 964.
2. « — Oh! dit-il, ce sont des commérages, des cancans ridicules, des potins que je serais honteux de porter aux oreilles de l'empereur, ... »
A. FRANCE, L'Orme du mail, 1897, p. 166.
Rem. On rencontre ds la docum. a) Cancannerie, subst. fém., rare. Action de cancaner. La Montgolfière me paraît une excellente femme un peu atteinte par la cancannerie, l'investigation et la curiosité provinciales (G. SAND, Correspondance, t. 2, 1836, p. 28). b) Cancanoir, subst. masc., néol., création d'aut. Endroit où l'on cancane. Mon laboratoire, ou plus exactement (...) mon cancanoir (L. DAUDET, Le Napus, 1927, p. 14).
Prononc. et Orth. :[]. Ac. 1762 et 1798 renvoient à quanquan (cf. aussi FÉR. Crit. t. 1 1787). Ac. 1835 et 1878, s.v. cancan : ,,On écrit aussi quanquan`` (cf. aussi BESCH. 1845 et LITTRÉ). La forme quanquan est mentionnée encore à titre hist. ds DG, Nouv. Lar. ill. et ROB.; Ac. 1932 enregistre uniquement cancan (cf. aussi Lar. 19e, GUÉRIN 1892, Lar. 20e, Lar. encyclop., QUILLET 1965, Lar. Lang. fr.). Étymol. et Hist. 1554 quanquan « harangue universitaire » (LE DUCHAT, Add. au Dict. étym. de Ménage ds DG : quanquan de colleige); 1584 faire quanquam « faire beaucoup de bruit pour peu de chose » (Guevarre. Epistres dorées, IV, trad. J. DE BARRAUD, 158b ds Rom. Forsch., t. 32, p. 24); av. 1641 faire de grands cancans « id. » (SULLY, Mém. t. IV, p. 178, éd. de 1763 ds LITTRÉ); 1821 « bavardages malveillants que l'on colporte sur les gens » journal des quanquans (Lar. 19e); 1823 cancan (ibid.); cf. 1825 cancans de ménage (DELÉCLUZE, Journal, p. 116). Empr. au lat. quamquam « quoique », conj. empl. dans les disputes d'école, d'où le sens du fr. à l'origine. Bbg. DARM. Vie 1932, p. 106. — LAMMENS 1890, pp. 73-74. — SAIN. Lang. par. 1920, p. 351.
II.
⇒CANCAN2, subst. masc.
Danse très enlevée, en vogue au XIXe siècle dans les bals publics, pratiquée encore dans certains cabarets. Danser le cancan, le french cancan (littéralement « cancan français », c.-à-d. avec des « girls » françaises) (cf. ROB., QUILLET 1965, Lar. Lang. fr.). Il pinçait le cancan à la chaumière (FLAUBERT, Correspondance, 1850, p. 270) :
Au milieu du bastringue, plusieurs couples dansaient le cancan à en décrocher les lustres.
BENOIT, L'Atlantide, 1919, p. 204.
Rare, emploi adj. Les bals cancans (SUE, Le Juif errant, 1844-45, p. 62).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1829, 10 nov. (Journal des Dames et des Modes ds Fr. mod., t. 15, p. 131). Réduplication de can- (rad. de canard) p. compar. de la danse avec la démarche du canard. [La date de 1808 d'Haute donnée par DAUZAT 1968 pour cancan, nom enfantin du canard, qui serait à l'origine du nom de la danse, ne semble pas exacte, le mot cancan ne figurant pas ds D'HAUTEL, Dict. du bas lang., 1808 en ce sens, mais uniquement en celui de cancan1].
STAT. — Cancan1 et 2. Fréq. abs. littér. :196.
BBG. — MATORÉ (G.). Cancan et chahut, termes de danse (1829-1845). In : [Mél. Bruneau (C.)]. Genève, 1954, pp. 177-183. — MAT. Louis-Philippe 1951, p. 182. — SAIN. Lang. par. 1920, pp. 437-438.

1. cancan [kɑ̃kɑ̃] n. m.
ÉTYM. 1821; collectif, « grand bruit à propos de quelque chose », v. 1640; quanquan de collège, 1554; lat. quanquam « quoique », avec l'anc. prononc., conjonction souvent employée dans les débats d'école.
(Souvent au plur.). Bavardage calomnieux, propos empreint de médisance, de malveillance. Bavardage, clabaudage, papotage, (cit. 2), potin, racontar, ragot. || Des cancans de commère, les cancans des commères. || Faire, dire des cancans (sur qqn). → Casser du sucre sur le dos de quelqu'un. || Colporter, faire courir, rapporter des cancans. || Ce ne sont que des cancans sans fondement.
1 Il se décida à louer une place au pavillon de la volaille, uniquement pour se distraire, pour occuper ses journées vides des cancans du marché. Alors, il vécut dans des jacasseries sans fin, au courant des plus minces scandales du quartier.
Zola, le Ventre de Paris, t. I, p. 96.
2 (…) et maintenant les gens vont hocher la tête, faire des cancans (…)
Bernanos, la Joie, in Œ. roman., Pl., p. 723.
DÉR. 1. Cancaner, cancanier, cancanerie.
HOM. 2. Cancan.
————————
2. cancan [kɑ̃kɑ̃] n. m.
ÉTYM. 1829; de cancan, nom enfantin, « canard », réduplication de can et onomatopée, par analogie avec le dandinement du canard.
Danse excentrique et tapageuse (quadrille), à la mode vers 1830 dans les bals publics.
1 Que dire du quadrille, du cancan ? Ces pauvres trémoussements ont eu leur heure de gloire (…)
Francis de Miomandre, Danse, p. 37.
2 Vient un moment
Où, plein d'élan,
Vous risquez un léger cancan (…)
— Le cancan !… qu'est-ce que c'est que ça ? (…)
— C'est une danse sans façon…
— Pauvre garçon (…)
Labiche, Deux merles blancs, III, 5.
French cancan (« cancan français »), dansé par des « girls » françaises dans certains cabarets, par référence au spectacle traditionnel du Montmartre de 1900. || Aller voir danser le french cancan au Moulin Rouge.
DÉR. 3. Cancaner.
HOM. 1. Cancan.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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